Métamorphoses du public

Photo Denis Bordat
Vignette d’une sculpture de Jan Fabre

Exposition à la Maison Jean Vilar

Métamorphoses parce que les époques, les manières d’être et de penser ont changé ; Publics parce qu’on ne peut plus, désormais, embrasser le public sur un seul visage mais qu’il nous faut l’appréhender (sic) dans la multiplicité de ses origines… Parcours libre parce que le visiteur est invité à circuler dans les salons de la Maison Jean Vilar pour tenter, dans une complicité partagée, de dessiner son propre visage lorsqu’il s’appelle « le public ». C’est pourquoi cette évocation prendra davantage de risques artistiques qu’elle ne présentera de certitudes scientifiques.

Comment Jean Vilar voyait-il ce public auquel il accordait « le grand rôle » de son entreprise ? Comment les politiques et les médias s’adressent-ils à lui ? Comment, en retour, le public leur répond-il ? Comment prend-il à partie les artistes, les directeurs, les profanateurs, les enfants dans lesquels il se reconnaît ou ne se reconnaît pas ? Une salle de théâtre – Théâtre de poche ou Cour d’honneur – c’est d’abord un lieu vide où rien n’existe que des possibles. Puis cela s’emplit, cela écoute, cela applaudit, et cela retourne au vide. Le public, cela existe, et cela n’existe pas. L’exposer est donc une gageure, mais il n’empêche : public rêvé, public réel, public chéri, public honni, la seule chose dont on ne puisse changer, c’est de public, ce peuple du théâtre.

Du mardi au vendredi de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30. Le samedi de 10h à 17h. Dernière entrée 30mn avant la fermeture.

À télécharger

Le n° 99 des Cahiers de la MJV, comportant un article sur l’exposition (PDF - 1,2 Mo)