Le Festival d’Avignon et la Maison Jean Vilar rendent hommage au grand chorégraphe disparu en novembre dernier et qui fut, à sa manière, le premier « artiste associé » du Festival. En effet, Jean Vilar avait renoncé, dès 1963, à sa présence d’artiste à Avignon, et il avait trouvé en Maurice Béjart un compagnon d’aventure qui devait fortement relancer le Festival. Pressentant le rôle central de la danse sur les scènes du monde entier, Vilar était déjà le spectateur privilégié de Maurice Béjart. Une amitié faite d’estime, de confiance et d’affection était née entre les deux hommes et c’est naturellement que la danse est entrée à Avignon en 1966 dans toute sa majesté et son éclat.
Le goût de Béjart pour les vastes assemblées, son génie des images, ses chorégraphies d’un classicisme revitalisé ont entraîné derrière lui un immense public aussi enthousiaste que curieux. En 1967, sa Messe pour le temps présent, secouée par un « jerk » tonitruant de Pierre Henry, dynamite la Cour d’honneur en fusionnant tous les thèmes d’une époque rebelle et amoureuse.
Un ensemble documentaire, photographique et audiovisuel fera revivre ces instants d’une grâce certaine…
Dans le droit-fil de l’hommage à Maurice Béjart, la Maison Jean Vilar propose une évocation des événements qui, en juillet 68, (s’)échouèrent à Avignon. De la légitime présence du Living Theatre à la contestation de la culture papale, de la figure symbolique de Vilar prise pour cible par les « Katangais » à la libération de l’espace théâtral, le promeneur pourra (s’)interroger (sur) notre bel aujourd’hui à la lumière de ces journées à la fois délirantes, dérisoires et ferventes.
Rencontres et débats, programme détaillé disponible début juillet
À partir du 4 juillet de 10h30 à 18h30
tous les jours sauf le 14 juillet
entrée libre