puce Débuts au théâtre, avec Charles Dullin
       
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Il a vingt ans en 1932 ; désireux de compléter ses études, il monte à Paris et trouve une place de pion au collège Sainte-Barbe. Il lit beaucoup et s'exalte d'autant plus pour les philosophes du siècle des Lumières, Montesquieu, Rousseau, Diderot, Voltaire, qu'il les découvre pendant ces années de crise marquées par la fin des illusions, le chômage, les soubresauts politiques et la montée des fascismes. En 1933, ayant assisté par hasard à une répétition du grand metteur en scène Charles Dullin, il décide de s'orienter vers le théâtre. Il s'inscrit à l'école animée par Dullin et travaille comme deuxième régisseur au Théâtre de l'Atelier.

Au contact de Charles Dullin, j'ai compris que sans l'émotion, sans la sincérité profonde et généreuse de l'interprète, notre métier n'est rien, n'est que grimace.
Jean Vilar, 1946.

Je lui dois le souci de la qualité, un certain goût de l'exigence. Qualité dans le choix des pièces, qualité dans l'interprétation.
Jean Vilar, 1965.

       
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Jean Vilar

C'était la première fois...

       
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Jean Vilar

C'est tellement simple pour moi que cette rencontre avec Dullin...

       
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  Le Théâtre de l'Atelier, près de Montmartre à Paris
       
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  Charles Dullin dans Richard III de Shakespeare
       
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Il ne fut jamais question d'aller chercher ailleurs un autre maître. Notre amour était calme, sans chicane, sans phrases, ouvrier. Je ne me souciais pas de savoir s'il y avait alors ¶ Paris d'autres écoles, d'autres maîtres, d'autres directeurs. Cet amour me suffisait.
Jean Vilar, 1952
       
puce Intransigeant sur les principes qui expliquent la raison d'être de notre art, compréhensif cependant, violent et courtois aussi bien, il fut àl'origine d'une façon de faire du théâtre dont nous bénéficions tous, et spectateurs et artistes et ouvriers de la scène.
Jean Vilar, 1959.