Jean Vilar et le festival d’Avignon

Acte III

En septembre 1947, à l’invitation de René Char et du couple Zervos, Jean Vilar présente trois créations dans trois lieux avignonnais pour « Une semaine d’Art Dramatique ». Dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, aménagée pour l’occasion, le Théâtre municipal et le Verger Urbain V, seront joués un Shakespeare presque inconnu à l’époque en France, Richard II ; L’Histoire de Tobie et de Sara de Paul Claudel ; et La Terrasse de midi, deuxième œuvre de Maurice Clavel.

La « Semaine d’Art » se poursuit jusqu’en 1954, où l’événement prend le nom de Festival d’Avignon. 

Jean Vilar associe une troupe d’acteurs à ses créations : Alain Cuny, Michel Bouquet, Sylvia Monfort, Maria Casarès, Philippe Noiret, Jean Le Poulain, Jeanne Moreau… Et l’icône Gérard Philipe. Étés après étés, ils habitent le patrimoine avignonnais et incarnent le Théâtre populaire développé par Jean Vilar : une programmation de grande qualité, auteurs classiques et auteurs étrangers souvent peu connus en France, tarifs préférentiels pour les étudiants, les associations et les comités d’entreprise.

En 1963, Jean Vilar démissionne de la direction du TNP et se consacre exclusivement à celle du Festival d’Avignon. Soucieux de créer le débat sur la politique culturelle, il imagine dès 1964 les « Rencontres d’Avignon », qui rassemblent professionnels, politiques et public.

Il ouvre le Festival à la danse, la musique, le cinéma.

Jean Vilar assure la direction du Festival d’Avignon jusqu’à son décès le 28 mai 1971.